Projection-hommage à René Vautier

 René Vautier s’en est allé le dimanche 4 janvier 2015 à l’âge de 86 ans.

Le Festival de cinéma de Douarnenez, Daoulagad Breizh et l'association Toile d'Essai lui rendront hommage

Dimanche 1er MARS au cinéma LE CLUB à DOUARNENEZ à 16h00

Seront projetés 4 courts-métrages emblématiques de son travail de cinéaste engagé : Afrique 50, Les trois cousins, Techniquement si simple et Le Remords.

Ce programme, proposé par la Cinémathèque de Bretagne sera suivi d’un temps d’échange en présence d’invités comme Nicole Le Garrec,qui a travaillé avec lui, Marie Hélia, cinéaste, et de Jean Miossec, de l'association 4ACG (Anciens Appelés d'Algérie et leurs Amis Contre la Guerre).

Afrique 50, 1950, 17 min.

Afrique 50

Le premier film anticolonialiste de l’hexagone tourné en Afrique Occidentale Française. Interdit, puis récemment primé par le Ministère des Affaires Etrangères... Cet efficace pamphlet contre le colonialisme en Afrique noire valut à son auteur treize inculpations et une condamnation à un an de prison en raison d’un décret datant du 11 mars 1934 (signé par l’ex-ministre des colonies françaises Pierre LAVAL).

Les trois cousins, 1969, 20 min.

3cousins

« La face cachée de l’immigration. Un conte beau et triste de René Vautier avec Mohamed Zinet ». Fiction tragique sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d’un travail en France. Logés dans un étroit réduit, le poêle à charbon utilisé pour le chauffage provoque leur asphyxie.

Techniquement si simple, 1971, 11 min.

tknkmt simple

Un technicien de forage parle de son récent voyage à Hassi Messaoud. Ancien appelé en Algérie, il y effectuait un travail de technicien, il posait des mines. Il a mal vécu ce retour dans le pays et notamment une visite au village de Souk-Ahras où il avait eu l’occasion de faire ce travail « Techniquement si simple ». Ce court métrage peut être considéré comme un essai préalable au tournage d’Avoir vingt ans dans les Aurès.

Le Remords, 1973, 12 min.

Le remord

Film dialogue où René Vautier s’interroge sur son incapacité à dénoncer un fait-divers raciste dont il est témoin entre un Algérien et un policier parisien.

Miroir de l’attitude de nombreux cinéastes français qui s’autocensurent dans les années 60 et 70, Le Remords montre comment un réalisateur justifie le choix de se taire sur les problèmes des immigrés algériens.

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