25 novembre “L’empreinte”

Immersion afghane, en présence de Guillaume Bordier, avec la projection de son film "L'empreinte".

Réalisé en 2008, le film de 47 minutes suit une dizaine de travailleurs dans une boulangerie en Afghanistan. Douze heure par jour, chacun à son poste répète inlassablement les mêmes gestes sans plus même y penser. Dans ce grand ballet mécanique, la présence de la caméra va susciter leur curiosité et des réflexions sur le monde extérieur.

l'Empreinte G Bordier

Guillaume Bordier, sera présent pour accompagner son film :

Mercredi 25 Novembre, à 21h à l'Auditorium du Port-musée de Douarnenez, place de l'enfer

« De Herat, « Perle du Khorassan », haut lieu de la Route de la Soie, objet de toutes les convoitises, hier comme aujourd’hui, « L’Empreinte » choisit de ne nous montrer que l’aspect le moins exotique, mais aussi le plus vivant : la pression du travail sur les hommes dans une boulangerie. Hors de ce lieu clos qu’est la boulangerie, pas d’image, seulement des bruits, le vrombissement des motos, le ronronnement des voitures, les inévitables coups de klaxon, des rires d’enfants… Rien du dehors ne vient perturber le rythme effréné du travail, pas même les allées et venues des clients. La boulangerie, ici, n’est pas un commerce, mais un centre de production vétuste aux murs verts, roses ou bleus, une petite usine fermée sur son activité et qui impose son rythme, sa respiration et ses cadences, aux hommes qui y vivent comme à la caméra.
Si les phases s’enchaînent, du pétrissage au façonnage et à la cuisson, si les gestes seinte/" rel="attachment wp-att-6808"> répondent d’un poste à l’autre, chacun en même temps est enfermé dans la répétition de son geste, replié sur soi, si bien qu’à l’enfermement de la boulangerie sur elle-même répond un deuxième enfermement des boulangers sur eux-mêmes. Même les pauses ne les rassemblent pas : chacun semble perdu dans ses pensées, l’un prise du naswar , qui apporte l’ivresse et le plaisir, un autre savoure son thé. Les quelques mots qu’ils échangent alors concernent surtout le réalisateur et ce pays si lointain, si différent, d’où il vient. Le hors-champ, pour eux, ce n’est pas Herat et au-delà, l’Afghanistan, mais la France et nous, les spectateurs. » (Yann Lardeau)

 

Guillaume BORDIER est né en 1978 et vit dans le Lot. Il réalise des films documentaires et exerce différentes activités ça et là pour financer ses projets.

Une longue collaboration avec quelques amis, comme lui techniciens-cinéastes, leur a permis  de mettre en place ensemble une organisation rudimentaire et collective de fabrication de films autoproduits.

Qu'il s'agisse des travailleurs d'une boulangerie en Afghanistan ou d'un ancien détenu lourdement condamné aux assises, ses films sont des tentatives de mettre en scène des rencontres et de les questionner au travers d'une expérience filmique particulière.

Cette année Guillaume Bordier est invité à prendre part à une programmation de Documentaire sur Grand écran :

"La belle jeunesse documentaire!"

"LE RÉEL, UN HÉRITAGE DOCUMENTAIRE

On assiste depuis quelques années à une réappropriation du champ documentaire par les jeunes cinéastes français. À un moment où l’économie d’un cinéma “minoritaire” (documentaire, jeune) est profondément transformée, où la démocratisation des moyens de production rencontre l’interdisciplinarité et la pénétration du champ des arts plastiques dans celui du cinéma, le réel est devenu  pour toute une génération de jeunes cinéastes français un matériau de travail, une source d’inspiration et un espace de liberté créatrice.

De quel héritage plus ou moins conscient, cette créativité contemporaine se fait-elle l’écho ? Devant la question du réel, une nouvelle génération de documentaristes français se retrouve confrontée aux formes – le film d’archives, le film de famille, le film militant, l’ethnographie... et aux questions – filmer la parole, livrer une enquête…, qui jalonnent l’histoire du cinéma documentaire.

Chaque film témoigne de la réponse personnelle d’un cinéaste et de la manière dont les différentes questions qui constituent le champ documentaire sont aujourd'hui mises en scène, et perturbées.

A travers une sélection d’une vingtaine de films, nous verrons comment ces jeunes cinéastes ont choisi de filmer la parole (avec méthode), de romancer une histoire (avec lyrisme), d’explorer le passé (comme un territoire géographique) ou de filmer les minorités (avec amitié).

Nous proposerons par ailleurs un autre angle d’approche sous forme de “focus” autour de l’oeuvre en devenir de certains de ces jeunes cinéastes, ainsi qu’une séance destinée au jeune public.

Nous invitons les programmateurs à s'associer à ce cycle de projections qui se déroulera à l’automne prochain à Paris et dans plusieurs villes en France, en présence de la plupart des cinéastes présentés."

Lili Hinstin, Annick Peigné-Giuly, Hélène Coppel - Documentaire sur grand écran

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Filmographie

- J'ai pas tué Saddam ! (2004)

- L'Empreinte (2007)

- Le Reflux (2013)

 

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