Concert de Clôture

Présentation :

Kadek Puspasari et le duo Becak
Metro B. est une pièce de danse contemporaine indonésienne
de Kadek Puspasari en collaboration avec le duo Becak constitué
de Jean Desaire et Christophe Moure. Métro B. met en scène des chorégraphies inspirées de danses traditionnelles
indonésiennes de Java, Bali et Sumatra. Elles sont accompagnées par des musiques qui mélangent gamelan (ensemble de métallophones indonésiens), banjo, percussions et poésie chantée traditionnelle. Dans cette création, Kadek puise son inspiration dans les traditions d’Indonésie dont elle est originaire. Née à Bali, Kadek grandit à Java au contact de traditions géographiquement proches mais aux esthétiques et aux techniques gestuelles très différentes. La danse contemporaine qu’elle développe lui permet d’aller au-delà de ces codes. Elle exprime le parcours d’une personne qui s’installe dans un pays, un environnement étranger au sien.

Danseurs Rizki Ramdhani et Kadek Puspasari.

Les danses et musiques de la région de Java et de Bali font partie des grandes traditions artistiques savantes de l’Indonésie. Ces traditions palatines ont d'abord attiré l'attention par leur extrême raffinement mais aussi par la richesse d’élaboration de leurs structures, comparables en ce point aux musiques et danses classiques occidentales.
Les danses et musiques javanaises dites savantes se sont également beaucoup nourries des répertoires traditionnels populaires et il n'est pas rare de retrouver des formes et des influences de ces traditions dans les arts de la cour et vice versa.

Christophe Moure

Christophe Moure

Ego Lemos
Après l’indépendance, une scène musicale émerge au
Timor. Ego Lemos, guitariste acoustique et chanteur-compositeur
d’harmonica est le plus connu d’entre eux. Il porte sa guitare et chante son répertoire dans sa langue maternelle, le tetum. Sa
musique a un message social qui résonne fortement auprès du public timorais. Elle exprime également le trauma collectif des Timorais d’une façon positive et mélodique. Son message est multiple. Il veut montrer que le peuple timorais n’est pas un peuple violent. « Beaucoup disent que nous sommes toujours buvant, fumant, combattant et sommes incultes.
Ils ne nous donnent aucun respect. C’est très décevant. C’est mon
rôle de changer cette perception des choses. » L’éloquence politique et la voix d’Ego voyagent loin et parlent à beaucoup de peuples, au-delà des frontières timoraises.
Mambesak
« Mambesak signifie oiseau du paradis, et c’est le terme utilisé pour parler des Papous qui vivent en exil. Nous chantons dans notre langue maternelle des chants d’espoir et de liberté. Mon père et son ami ont fondé le légendaire groupe Manbesak en 1978, mais après son assassinat par les forces spéciales indonésiennes, en 1984, ce groupe a été banni de la Papouasie occidentale. Il est aujourd’hui encore dangereux
de faire jouer leurs chansons interdites. Malgré cela, nous
continuons et tentons de donner de la voix à notre peuple par le biais de nos chansons. » Oridek Ap

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