Back to Azurazia

Une création de Nicolas Moulin, réalisation Christine Diger

Mixage Régis Nicolas

Voix : Marie-Odile Delacour

Commande du Centre national des arts plastiques et de France Culture pour l'Atelier de Création Radiophonique

F-Culture f2Azurazia évoque un monde inspiré du projet utopique d'Hermann Sörgel, Atlantropa, où il était question de fermer la Méditerranée par un barrage. Le monde d'Azuraria se trouve dans un passé proche, c'est un monde en désuétude où les personnages évoluent dans un paysage apocalyptique

Cette création Radiophonique réalisé en collaboration avec Christine Diger aura finalement pris la forme d'un épisode de feuilleton radiophonique, presque un teaser, qui reprend trois extraits du roman en cour d'écriture Azurazia, entamé il y a quelques années alors que je résidais au Maroc pour six mois.

Back to Azurazia évoque par ces bribes de texte un monde inspiré du projet utopique de Hermann Sörgel (Atlantropa 1924) où il était question de construire un barrage au niveau du détroit de Gibraltar pour abaisser le niveau de la Méditerranée et irriguer le Sahara, dans le but entre-autres de créer deux mers artificielles dont la principale aurait été située dans la dépression du Lac Tchad.

Le monde de Azurazia est le versant dystopique de Atlantropa, et il est uchronique, sans date précises, cependant à quelques détails nous nous trouvons dans passé proche qui pourrait se situer aux alentours des années 80 ou 90. Dans Azurazia, forcément, les choses ne se sont pas exactement déroulées comme prévu. C'est un monde en échec, en désuétude, il ressemble parfois à ces années qui ont précédé la chute de l'URSS, Il ressemble aussi peut être à certaines utopies Panarabistes des années 50, il ressemble aussi à ce qui pourrait être un futur proche, ou les états nations auront probablement disparus au profit de corporations tentaculaires et dynastiques et où l'Asie tiendra une place de plus en plus prédominante dans la démographie et la politique globale.

A Azurazia, les personnages évoluent dans un paysage sinistré, donc, parfois presque apocalyptiques, cependant, j'écris cette histoire sans volonté spéciale d'appuyer quelconque drame ou tragédie. Il m'intéresse plus d'évoquer des personnages évoluant dans un contexte en insistant sur le paysage.

Nous avons donc travaillés sur un paysage sonore à partir de cette fiction, en travaillant de façon presque sonophotographique, avec Christine Diger, qui revendique entre autre le fait d'être une photographe sonore. Une construction à partir d'enregistrement, de musiques et de sons de machines, parfois distordus. Puis une voix lisant le texte. Nous avons construit un paysage sonomonté comme on pourrait le faire pour un paysage photomonté.

Une excursion dans le monde de Azurazia, où une suite pourrait être envisagé. Un épisode de Feuilleton. Un teaser donc.

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