Ciné confiné #2 – La Grande Tribu


 

Les Palestiniens

de Johan Van Der Keuken

Pays-Bas – 1975 – 45 min – Documentaire


En donnant une explication des contradictions sociales en Europe et dans le monde arabe, ce film essaye de dégager clairement l’identité des Palestiniens : des spoliés qui agissent comme un détonateur dans les explosions entre ceux qui ont quelque chose et ceux qui n’ont rien, dans le monde arabe comme en Israël. C’est en effet dans la perspective d’une révolution sociale qu’il faut considérer la lutte des Palestiniens, qui veulent rentrer dans leur pays pour y fonder une Palestine démocratique où les peuples juif et arabe pourront travailler et vivre ensemble. Le film a été tourné au Liban, en 1975, juste avant le déclenchement de la guerre civile.

L’occasion de revoir ce film d’un des maîtres du cinéma documentaire contemporain présenté à Douarnenez en 1990, édition consacrée au peuple palestinien.

 

Pour aller plus loin :

Les Palestiniens, un peuple invisible ? – RFI – 07/02/2019


Le montage d’images d’archives, comme opération de mise à distance de l’histoire officielle, est la matrice de Jean-Gabriel Périot, qui fabrique ses films tout en affûtant sa pensée critique. C’est un choc politique, dit-il, qui a déclenché son choix de faire du cinéma : le fameux 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen se qualifia pour le second tour de l’élection présidentielle. Périot est l’auteur d’une trentaine de vidéos et courts-métrages détonants, dont la dextérité technique, parfois vertigineuse, est au service du fond et de l’analyse. C’est le cas de The Devil que nous vous proposons de redécouvrir ici. Il a également signé trois longs-métrages, dont Une jeunesse allemande et Nos défaites qui ont été présentés au sein de la section Grande Tribu.


The Devil

de Jean-Gabriel Périot

France – 2012 – 7 min – Expérimental / Archives


Qui étaient les Black Panthers et pour quelles causes se sont-ils battus ? Jean-Gabriel Périot livre un habile montage d’images d’archives des années 1960, le tout sur une musique de Boogers. Il illustre leur lutte contre le racisme, pour la justice et l’égalité des droits, mais en partie aussi le radicalisme adopté par quelques-uns de ses membres.