K production

Sampari nous fait découvrir une autre image de la lutte pour l’autodétermination de la Papouasie. Les images de la jungle et de la fly river, la rivière séparant l’Indonésie de la Papouasie Nouvelle-Guinée, sont remplacés par celles des Nations-Unis à New-York lors de la rencontre annuelle des peuples autochtones. Damien Faure et Jérôme Bonnard suivent la pérégrination du représentant papou, Viktor Kaisepo, pour faire entendre la voix de son peuple auprès de l’instance internationale. Paradoxalement, c’est l’ONU qui décida du rattachement de la Papouasie Occidentale à l’Indonésie en 1962 et approuva le référendum « Acte de Libre Choix » de 1969 contesté par les Papous. Mais l’ONU depuis est devenu une instance fondamentale pour la lutte des peuples, notamment depuis la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones en 2007. Mais entre les textes et leurs applications, il y a un vide que symbolise bien l’édifice grandiose et sans âme de l’ONU. Lourdeurs bureaucratiques, temps de parole réduit et multiples intervenants vont se mettre sur la route de Viktor Kaisepo. Il représente l’autre face du mouvement, non plus celui de la guérilla, mais celui du leader intellectuel, sachant parler plusieurs langues et se mêler aux techniciens et experts internationaux pour faire entendre la parole de son peuple. Y parviendra-t-il ? Quelle lutte est-elle la plus efficace ? Fils d’un activiste papou, Viktor Kaisepo s’est éteint en 2010 avant d’avoir vu son rêve s’accomplir…

Claude Le Gouill

22 juillet 2014

Sampari

Sampari nous fait découvrir une autre image de la lutte pour l’autodétermination de la Papouasie. Les images de la jungle et de la fly river, la […]