Martin Maden

Papa, notable d’une tribu des hauts plateaux, est chauffeur d’un Tinpis, taxi-brousse collectif. Lors d’un accident, il est secouru par Naaki, un jeune citadin, et lui offre sa fille en récompense. Mais Joanna et Naaki refusent à Papa le droit de décider de leur bonheur tout en tombant bien vite amoureux. À travers un périple burlesque, se dessinent un pays singulier, une réalité sociale complexe où s’entrechoquent les générations et les clans, les hommes et les femmes, les jours et les siècles. Outre le talent de Pengau Nengo, ce Tinpis Run est à marquer d’une croix, puisqu’il s’agit du premier long métrage de fiction réalisé par un Papou de Nouvelle-Guinée sur des Papous de Nouvelle-Guinée. La Papouasie (cette île du Pacifique), indépendante depuis 1975, après s’être protégée des images venues d’ailleurs, a fini par céder aux sirènes de l’audiovisuel australien, laissant les produits étrangers envahir son petit écran. Certains tentent de résister à ce flot d’images. Une école de cinéma, où étudia le réalisateur en 1983, s’est installée à Goroka.

22 juillet 2014

Tinpis Run

Papa, notable d’une tribu des hauts plateaux, est chauffeur d’un Tinpis, taxi-brousse collectif. Lors d’un accident, il est secouru par Naaki, un jeune citadin, et lui […]