Antonieta Pari

C’est sur une douloureuse et sombre période de l’histoire de son Pérou natal que le cinéaste Héctor Gálvez revient avec son second long-métrage : «N N» (Sans Identité).
Au pied de sublimes montagnes enneigées, un groupe d’anthropologues péruviens exhume des corps. Huit individus sont identifiés, tous victimes des violences politiques qui ont secoué le Pérou tout au long des années quatre-vingt. De terribles massacres dont Gálvez explique qu’ils frappaient «des montagnards, un peu marginaux, plus facilement oubliés». Un neuvième corps est «N N», c’est-à-dire sans identité. Le chef d’équipe, Fidel (Paul Vega, tout en émotion et tension rentrées) craque. La violence, la mort, la douleur des familles à la recherche de tous ces fantômes du passé craquellent peu à peu sa carapace de professionnel endurci.
Un film Lent, poignant, qui épouse le regard obstiné d’Héctor Gálvez

22 juillet 2015

NN

C’est sur une douloureuse et sombre période de l’histoire de son Pérou natal que le cinéaste Héctor Gálvez revient avec son second long-métrage : «N N» […]