Jacques Newashish

Shawnouk s’est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Un peu désœuvré, coincé dans une réserve où les possibilités d’épanouissement professionnel sont plutôt limitées, le jeune homme est entraîné dans l’histoire d’un vol. Impliqué dans un meurtre accidentel, il se réfugie en forêt, mais son isolement sera de courte durée. En retournant dans sa communauté, Shawnouk tentera de se libérer du poids de la culpabilité en renouant avec les pratiques traditionnelles de son peuple. Réalisé en collaboration avec les trois communautés atikamekw du Québec, Avant les rues met en avant une culture qui reste méconnue aux yeux de la majorité des Québécois. À cet égard, l’expérience de la réalisatrice dans le cinéma de nature sociale, notamment dans le cadre du Wapikoni mobile, sert ici à bâtir des ponts, à établir un dialogue. La richesse de ce film, tourné dans des conditions modestes, réside aussi dans cette faculté qu’a la réalisatrice d’évoquer la beauté des choses – la nature notamment – tout en abordant aussi les conditions très dures dans lesquelles les communautés autochtones doivent vivre dans les réserves.

27 juillet 2016

Avant les rues

Shawnouk s’est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Un peu désœuvré, coincé dans une réserve où les possibilités d’épanouissement professionnel sont plutôt limitées, le jeune […]