la petite station balnéaire de Biligen, partir sans elle. La ville est désertée. Le temps rapidement se dégrade, les grandes marées d’équinoxe surviennent condamnant maintenant électricité et moyens de communication. Fragile et coquette, bien moins armée que Robinson, Louise ne devrait pas survivre à l’hiver. Mais elle n’a pas peur et considère son abandon comme un pari. Elle va apprivoiser les éléments naturels et la solitude. Ses souvenirs
profitent de l’occasion pour s’inviter dans l’aventure. Jusqu’à ce qu’une explication lui soit révélée et que tout rentre dans l’ordre. Un film intimiste et délicat sur la solitude et le temps qui passe. Depuis le début des années 90, la Bretagne, en particulier la région de Rennes, s’est fait un nom dans le monde de l’animation, à travers la production de courts-métrages et de séries pour la télévision et le cinéma. Cette année, ce long-métrage essentiellement conçu en Bretagne, produit par JPL Films, société de production rennaise spécialisée dans le film d’animation, concrétise cette tendance. Il s’agit du nouvel opus d’un maître de l’animation française, Jean-François Laguionie, qui a déjà obtenu une Palme d’or et un César pour un court-métrage et s’est fait connaître avec des longs-métrages comme Le Château des singes, L’Ile de Black Mor ou Le Tableau. Le film Louise en hiver a été réalisé en
peinture animée 2D principalement au sein des studios de JPL Films à Rennes et près de Tréguier, où réside l’auteur.

27 juillet 2016

Louise en hiver

la petite station balnéaire de Biligen, partir sans elle. La ville est désertée. Le temps rapidement se dégrade, les grandes marées d’équinoxe surviennent condamnant maintenant électricité […]