Loic Lallemand

Dans une banlieue où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser sa vie. Se tenant à mi-chemin entre récit initiatique et buddy movie de nanas, comédie romantique et drame lyrique, Divines joue avec les codes aussi furieusement qu’avec le genre. Divines ne se préoccupe pas tant de réalisme, ou de la subjectivité du regard, que de jeu avec les codes, enthousiasmante tentative d’échapper aux assignations, que ce soit de celles qui cantonnent ses personnages à leur condition ou ce genre de projet à la case “film de banlieue”. Cette ambition louable et l’énergie folle de ses trois actrices donnent envie de célébrer ses promesses. On n’en dira pas plus sur l’horizon que l’héroïne va choisir de “visualiser”. Ce premier long-métrage divin, qui frôle la perfection.

27 juillet 2016

Divines

Dans une banlieue où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de […]