Aslı Erdem

Ali, jeune professeur, vit avec sa mère vieillissante Nigar à Tarlabaşi, quartier d’Istanbul abritant de nombreux immigrés kurdes depuis les années 90. Lorsque la gentrification galopante de la vieille ville les oblige à se déplacer pour une seconde fois, ils rejoignent la périphérie anonyme et bétonnée de la ville. Nigar est convaincue que ses anciens voisins sont retournés vivre dans leur village de Turquie orientale. Chaque matin, elle emballe ses affaires, convaincue qu’elle va les rejoindre. Elle erre dans la ville, à la recherche de son village et des chansons anciennes qui hantent ses rêves de vieille dame. Ali, déchiré entre deux époques, doit choisir son propre chemin… Pour Erol Mintas, cette mise en scène d’un silence lourd est une dénonciation : “Ce film parle d’une famille kurde qui vit en Turquie”, confie-t-il dans une interview. “On a essayé de montrer ce qu’ont enduré les Kurdes ces dernières années pour que cela ne se reproduise plus.”

22 juillet 2016

Les chants de ma mère

Ali, jeune professeur, vit avec sa mère vieillissante Nigar à Tarlabaşi, quartier d’Istanbul abritant de nombreux immigrés kurdes depuis les années 90. Lorsque la gentrification galopante […]