GILLES DE MAISTRE

Depuis la chute du Mur de Berlin, la cocaïne a remplacé le
communisme. C’est au nom de la santé du monde que les
États-Unis interviennent désormais en Amérique latine pour
y protéger leurs intérêts économiques et stratégiques. La militarisation
de la guerre à la drogue n’a eu aucun effet sur le
trafic ; elle permet essentiellement de recycler le matériel du
Pentagone et de rentabiliser 40 ans d’investissements en
agences, services secrets et haute technologie militaire dans le
cadre de la Guerre Froide.
D’après le livre À qui profite la cocaïne ? de
Mylène Sauloy et Yves le Bonniec, Calmann
Levy, 1992.

7 août 2015

À qui profite la cocaïne ?

Depuis la chute du Mur de Berlin, la cocaïne a remplacé le communisme. C’est au nom de la santé du monde que les États-Unis interviennent désormais […]