Gerard Tilly

Cinq détenus turcs et kurdes ont obtenu une permission de huit jours. Certains n’iront pas loin et se feront arrêter lors d’un contrôle d’identité. Les autres s’apercevront bien vite que la liberté en Turquie est toute relative et limitée par les rigueurs d’un régime militaire, par la misère, par les contraintes d’une morale patriarcale dont les femmes sont les premières victimes, et enfin par l’oppression des minorités, en particulier des Kurdes. Yilmaz Güney a tourné ce film alors qu’il purgeait en prison une partie des peines requises contre lui par le régime turc, et qui s’élevait à plus de cent ans de réclusion. Serif Gören dirige les prises de vues à sa place. Yilmaz Güney a pensé le film en prison et repéré des lieux de tournage en permission. S’il donne des éléments, des directions, c’est Serif Gören qui crée. En octobre 1981, Yilmaz Güney profite d’une permission, pour fuir. Il trouve refuge en France et présente le film à Cannes. Il meurt en France en 1984.

25 juillet 2016

La permission

Cinq détenus turcs et kurdes ont obtenu une permission de huit jours. Certains n’iront pas loin et se feront arrêter lors d’un contrôle d’identité. Les autres […]