« Propose-nous quelques films ou cinéastes qui ont marqué le public et les organisateurs depuis 1978, et qui ont fait ce que le festival est aujourd'hui » : mission impossible.
Comment aborder les fondamentaux de ce rendez-vous douarneniste, l'énergie militante, le goût du collectif, l'éducation populaire, le plaisir, la politique, le cinéma, la transmission, les émotions, les engagements, la Bretagne, les Ailleurs, la curiosité, les rencontres… en tentant de comprendre le monde ?
• Hélène Lapiower cherchant un lien entre sa vie ancrée dans la modernité et la lourde tradition du Yiddishkeit dont elle était bon gré mal gré, l'héritière.
• Zacharias Kunuk, cinéaste du Nunavut, mettant sa communauté inuit à l'oeuvre pour préserver sa cohésion et sa culture, sans perdre la maîtrise de sa propre image.
• Paul Carpita, tournant, caméra sur l'épaule, une fiction historique, documentée et engagée aux côtés des dockers de Marseille… qui fut censurée plus de 30 ans.
• Guiseppe De Santis, réalisateur marquant du néo-réalisme italien, jouant sur la frontière, délicieusement floue, entre le pamphlet social et l'intrigue érotique.
• Margo Harkin, témoignant, avec Derry Collective, des drames de la jeunesse dans un pays où la religion constituait le fondement du comportement social,
• Anand Patwardhan mettant sa caméra au service de celles et ceux qui se battent pour leurs droits élémentaires au sein de la société indienne.
Drastique et douloureuse, cette sélection est une esquisse hétéroclite pour remettre en lumière certains films, cinéastes et peuples à ne pas oublier.
Laissez-vous aller. Je vous en dirai plus en début de séance…