Justo VALDEZ

Ignacio Carrillo est un  » juglar « , il a voyagé toute sa vie de villages en villages au Nord de la Colombie, accompagnant musique et chants traditionnels de son accordéon légendaire.
Cet accordéon aurait appartenu au diable et serait resté possédé.
Ignacio vient de perdre sa femme. Avec elle, il s’était installé et avait laissé sa vie de musicien nomade derrière lui. Il décide alors de faire un dernier voyage tout au nord du pays, afin de se défaire de l’accordéon et le rendre à son professeur et mentor. Sur la route il est rejoint par le jeune Firmín dont le rêve est de devenir comme lui un  » juglar « , et voyager partout avec son accordéon. Las de sa solitude, Ignacio accepte ce compagnon, et ensemble ils entament le voyage de Majagual, vers Sucre jusqu’à Taroa, de l’autre côté du désert de la Guarija, découvrant la grande diversité de la culture caribéenne au fil de diverses aventures.
La maîtrise cinématographique du réalisateur Ciro Guerra est manifeste, par la grâce d’un récit elliptique parfaitement maîtrisé, et par la qualité d’un montage sobre et efficace qui confère notamment aux scènes de percussion une intensité autant visuelle que sonore.
Le film est beau, simple et s’achève sur une note surprenante. C’est la preuve du travail consciencieux de Guerra, qui réussit une œuvre aboutie, en tout point juste.

27 juillet 2015

Los viajes del viento

Ignacio Carrillo est un  » juglar « , il a voyagé toute sa vie de villages en villages au Nord de la Colombie, accompagnant musique et chants […]