Studio Dovjenko (Kiev)

Sergueï Paradjanov, cet Arménien que Patrick Cazals nomme « le Falstaff caucasien », réalisa avec Les Chevaux de feu une œuvre majeure et devint ainsi le chef de file d’un cinéma qui se voulait novateur, figuratif, à la recherche d’une nouvelle esthétique qui fascine encore aujourd’hui. Ce film le fit connaître internationalement. Il obtint de nombreuses récompenses, et la critique (sauf celle de l’ex-URSS) le découvrait et l’acclamait. Une œuvre à (re)découvrir.

Dans une communauté houtzoule des Carpates, Ivan et Marichka s’aiment malgré la haine tenace qui, depuis des décennies, sépare leurs deux familles, les Palitchouk et les Gouténiouk. Le dernier drame date du temps où ils n’étaient encore que deux enfants, le père de Marichka ayant assassiné, suite à une énième altercation, le père d’Ivan. Ils bravent cependant les interdits et sont bien décidés à se marier, mais lvan est obligé de quitter la ville pour aller gagner de l’argent dans les montagnes. Alors qu’elle attend son retour, Marichka fait une chute mortelle en essayant de sauver un agneau qui s’est égaré sur le flanc d’une falaise. Ivan sombre dans une profonde dépression, mais les années passent et il finit par se laisser séduire par Palagna. Il l’épouse mais ne parvient pas à l’aimer et cette dernière le trompe bientôt avec Yourasik, le sorcier du village, bien décidé à se débarrasser de ce mari devenu gênant…

16 juillet 2015

Les chevaux de Feu

Sergueï Paradjanov, cet Arménien que Patrick Cazals nomme « le Falstaff caucasien », réalisa avec Les Chevaux de feu une œuvre majeure et devint ainsi le […]