Avi Mograbi

« Le cinéma d’Avi Mograbi est un cinéma qui vous empoigne et vous empoigne fort. Dès la première scène de Pour un seul de mes deux yeux, Mograbi agrippe le spectateur et l’oblige à aller voir avec lui, là où les autorités de son pays préféraient qu’il ne regarde pas. C’est un cinéaste qui aime aller lmer là où ça fait mal, au propre comme au guré. Pour Israël, Massada, nom d’une forteresse dans laquelle des juifs zélotes, assiégés par des Romains, préférèrent un suicide collectif plutôt que de se rendre, et Samson, qui, en se suicidant, provoqua la mort de milliers de ses ennemis Philistins, sont des mythes fondateurs formant un socle sacri ciel sur lequel pouvait se bâtir un nouvel État. Ces deux récits populaires, censés illustrer le patriotisme face à l’oppression, sont enseignés à tout citoyen israélien depuis la prime enfance jusqu’à l’âge adulte.
Grâce à une construction à la fois vigoureuse et subtile, le lm pose une question fondamentale : Comment peut-on enseigner à ses enfants ce que l’on reproche à ses ennemis ? On peut du reste renverser cette interrogation, le “comment” devenant alors “pourquoi” : Pourquoi reprocher à ses ennemis ce que l’on enseigne à ses enfants ? » – Pascal Deux, cinéaste

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